Comment réduire ses déchets dans la cuisine : on est tous d'accord, la priorité c'est d'éviter les emballages pastiques à l'achat, mais pas que. Florilège de ce qui marche pour moi :

- les sacs en tissus : je ne me lasse pas d'en faire, ils servent autant à ranger qu'à faire les courses, à transporter ci et ça (le pain de ma jument)

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- cuisiner des produits frais : je n'achetais des produits préparés que très rarement, mais c'est vrai que j'essaie d'éviter aussi les produits suremballés : les fruits et légumes bios en grand magasin, (forcément emballés pour les séparer des autres), les pâtes fraiches, les tranches de charcuterie (Epiméthée a acheté une coppa entière, avec ma bénédiction).

- le compost : j'en ai enfin trouvé un près de chez moi. Après mon échec d'installation d'un lombricomposteur collectif dans notre immeuble j'ai un peu traîné les pieds pour m'y mettre, parce qu'à chaque fois que je vais déverser ma contribution, je suis obligée d'effrayer rats et mulots qui traînent sur le couvercle, je dois vraiment me faire violence... Mais j'ai peu à peu organisé les opérations désormais : je mets tout dans un grand tup à couvercle qui reste en évidence, et quand la boite est pleine je l'emporte, je la lave et je recommence : Pas d'odeur grâce au couvercle, volume trop petit pour que la décomposition commence vraiment. On découpe soigneusement les peaux de bananes ou de melon.

>> Ce qui n'y va pas : J'utilise au moins deux fois chaque citron (cf plus bas), mais je ne peux pas les composter, et à la fin, ils continuent d'aller à la poubelle, dommage. Je ne mets pas non plus ail ni oignon (qui sont vermifuges). On ne jette pas le pain, on le fait sécher pour ma jument. Les coquilles de noix/noisettes n'y vont pas non plus, mais je les garde en sac pour faire du paillage. Ca fait beaucoup de bacs de tri tout ça ! On ne met pas non plus les restes de viande ni de fromage, mais on en a vraiment peu, on mange presque tout. 

- je congèle la plupart de mes épluchures de légumes : quand j'en ai assez, je fais un bouillon, que je congèle dans un bac à glaçon, et fini les cubes de bouillon déshydratés. Une fois filtrés, les épluchures cuites partent au compost. (Zerowastechef, I love you so much !)

- les épluchures de citron me servent : à désodoriser le lave-vaisselle, (une machine), à blanchir mes ongles, et les autres finissent congelées, jusqu'à ce que j'en aie l'équivalent d'un bocal que je remplis de vinaigre pendant deux semaines. Après filtrage, je m'en sers pour le ménage ou en assouplissant.

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- le marc de café : bien que nous ayons toujours une cafetière N, c'est pourtant le domaine où je me sens la plus méritante. J'ai passé tellement d'heures au total à transporter mon gros sac de capsules jusque chez les commerçants qui les reprenaient soi-disant, puis qui m'annonçaient qu'ils ne le faisaient plus, à en chercher d'autres, à me casser le nez, parce que Georges ne tient absolument pas à jour sa liste de points de collecte (ça me met tellement en colère cet intox sur leur comportement "exemplaire" alors qu'on n'est jamais sûr qu'on va trouver un point recyclage des capsules). Finalement, un magasin a ouvert à la défense, et je trimballe mon sac dans le RER, mais au moins, ils les reprennent. Depuis peu, je vide les capsules pour apprécier la qualité principale de l'aluminium : la légèreté ! et je me sers du marc de café au choix : pour entretenir mes canalisations, pour me faire un gommage sous la douche (trois capsules et une cc d'huile d'olive), pour mettre au pied de mes plantes qui souffrent des insectes ou qui aiment la terre acide, et enfin, le top du top : pour récurer mon évier. Il n'est jamais aussi brillant qu'après un petit gommage, lui aussi (sans huile), et ça nettoie et désodorise mes canalisations au passage. Je ne désespère pas un jour de convaincre Epiméthée de passer à une cafetière qui broie les grains.